L'alternance, un pilier stratégique pour notre Université

Les premiers mois de l’année concentrent des enjeux majeurs pour l’orientation et la formation professionnelle : les lycéens et les étudiants finalisent leurs choix sur les plateformes telles que Parcoursup ou MonMaster, tandis que les employeurs projettent leurs besoins en compétences. C’est une période clé pour l’alternance, pilier stratégique de notre Université.

Organisme de formation et centre de formation par apprentissage, l’UMLP s’affirme comme un acteur incontournable de la formation professionnelle continue et de l’alternance dans l’enseignement supérieur. Bien plus qu’un dispositif pédagogique, l’alternance est aujourd’hui au cœur de notre projet d’établissement.

Aujourd’hui, environ 1600 alternants se forment à l’UMLP en partenariat avec plus de 2 000 employeurs. Le dispositif est assuré par le Service Formation Continue et Alternance, SeFoC’Al, et par l’implication des personnels enseignants et administratifs, qui accompagnent étudiants et professionnels sur l’ensemble des dimensions du parcours d’alternance.

À l’UMLP, l’alternance répond d’abord à une exigence forte : accompagner durablement la réussite et l’insertion professionnelle de nos étudiants. 

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© Direction de la communication - UMLP

Avec plus de 100 parcours proposés du bac+2, bac+3 au master (soit près de 100 % de nos BUT et licences professionnelles et près de la moitié de nos masters), l’Université offre une diversité de formations couvrant l’ensemble des champs disciplinaires. À la rentrée 2027, ce sont 109 formations en alternance qui seront proposées, illustrant une dynamique de développement constante, en lien direct avec les besoins du monde socio-économique.

Les résultats sont sans appel. En 2023-2024, le taux de réussite atteint 93 % pour les apprentis et 87 % pour les alternants en contrat de professionnalisation.

L’alternance constitue également un levier financier très important pour notre Université. Elle génère près de 12 millions d’euros de ressources, dont environ 8 millions directement réinvestis dans les composantes, au service de la qualité des formations et de l’innovation pédagogique. Elle renforce, par ailleurs, les liens structurants entre l’UMLP et le tissu économique local.

Cet engagement s’inscrit toutefois dans un contexte national plus contraint. Les politiques nationales qui deviennent moins incitatives (baisse progressive des aides aux employeurs, recentrage des financements sur certaines filières) ont déjà des effets concrets à l’UMLP : on note une diminution de 9% des contrats d’alternance à la rentrée 2025. Dans ce contexte, maintenir et défendre l’alternance est un enjeu majeur.

Plus de 300 personnes réunies à l’occasion de la deuxième rencontre avec la communauté

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Après la réussite de la première réunion qui s’était tenue le 4 novembre 2025, l’équipe de gouvernance de l’Université Marie et Louis Pasteur est de nouveau intervenue auprès de la communauté universitaire le 5 mars dernier. Cette rencontre s’est déroulée en présentiel, dans les locaux de l’UFR ST, et en distanciel et a réuni plus de 300 personnes. Cette deuxième rencontre avec la communauté est la concrétisation d’un engagement de la gouvernance : dialoguer, écouter et entendre la communauté. Le Président de l’Université Marie et Louis Pasteur a introduit cette matinée d’échange en revenant sur la mise en œuvre concrète d’actions, parmi lesquelles figurent la mise en place du premier Conseil des étudiants, qui s’est réuni le 26 février, la construction du schéma directeur de la Qualité de vie et des conditions de travail ou encore les rencontres régulières avec les représentants du personnel.

Le Président a rappelé que ces actions s’inscrivent dans un contexte national contraint. A cet égard, il a rappelé que l’établissement prenait toute sa part pour faire entendre ses requêtes auprès de l’Etat. Le mouvement a porté, puisque le gouvernement a annoncé, après que l’Université ait voté le 16 décembre dernier un budget en déséquilibre (voir article dédié), qu’il financerait finalement la Prestation Sociale Complémentaire et compenserait une partie plus importante que prévue de la hausse du CAS pension.

La matinée s’est poursuivie par des échanges nourris sur des sujets variés :

  • Point sur les groupes de travail expérimentation et feuille de route des instituts.
  • Situation budgétaire de l’Université.
  • Suite de la conférence sociale et mise en œuvre pratique de mesures immédiates.
  • Intervention sur la cybersécurité.
  • Point sur le développement durable, la responsabilité sociétale et environnementale.
  • Présentation des chantiers bâtimentaires en cours et à venir.

 

Les prochaines rencontres auront lieu le 2 avril dans le Nord-Franche-Comté et le 30 juin à 14h à Besançon.

La situation budgétaire de l’UMLP

La situation financière des universités françaises est préoccupante. Le manque de moyens alloués par l’État depuis plusieurs années, conjugué au transfert de charges non-compensées et aux efforts qu’il impose aux universités afin de contribuer à la réduction de la dette, les conduit à innover, à rationaliser et à optimiser leur gestion et leurs ressources. Si, pour beaucoup d’entre elles, les marges de manœuvre sont d’ores et déjà épuisées ou sur le point de l’être, la situation financière de l’UMLP demeure à ce jour relativement favorable. Il convient néanmoins, afin de conserver cette dynamique positive dans un contexte très contraint, de conforter la trajectoire financière de notre établissement par une maîtrise rigoureuse et responsable.

 

Les ressources financières de l’établissement
Le budget prévisionnel 2026 de notre université a été adopté par le conseil d’administration du 16 décembre 2025. Le montant global du budget, qui s’élève à plus de 300 millions d’euros, a augmenté avec la reprise des actifs de la COMUE UBFC. Il se répartit entre le fonctionnement, l’investissement et la masse salariale. Du fait de nos missions menées au nom de l’État, les sources de financement sont principalement publiques.

 

Parmi ces sources, la subvention pour charges de service public représente 74 % du budget de l’UMLP. La moindre évolution de cette dotation est donc susceptible d’avoir un impact important sur la santé financière de notre université et, par conséquent, sur ses activités. Cette dotation n’est pas suffisante pour permettre à notre université de fonctionner et de remplir ses missions de service public. Son montant est même inférieur au coût de la masse salariale de l’établissement. Nous devons donc compléter notre budget par la recherche de ressources propres. Il s’agit notamment des droits d’inscription, de la taxe d’apprentissage, des revenus générés par l’alternance et l’apprentissage, du mécénat, des prestations ou encore des frais de gestion liés aux projets en matière de recherche et de valorisation.

 

Des enjeux financiers déterminants et une trajectoire à préserver
En raison de l’accroissement des charges qui pèsent sur l’université, le conseil d’administration a dû voter un budget initial 2026 déficitaire à hauteur de 4,4 millions d’euros. Cette perspective difficile ne met toutefois pas immédiatement l’établissement en danger, car depuis 2025, l’État a établi trois critères de soutenabilité budgétaire que les universités françaises doivent satisfaire pour démontrer une situation saine de leur trajectoire financière.Ils concernent leur trésorerie, leur fonds de roulement, qui se mesurent en jours, et leur taux de charges de personnels, mesuré au moyen d’un ratio qui décrit la part du budget allouée à la masse salariale.

 

Dans le contexte du budget prévisionnel 2026 voté par le conseil d’administration, et en dépit de la projection déficitaire, ces 3 critères demeurent satisfaits pour UMLP :

 

  • Le niveau final de trésorerie doit être supérieur à 30 jours de fonctionnement : il est projeté à 40.21 jours pour UMLP ;
  • Le niveau final de fonds de roulement doit être supérieur à 15 jours de crédits de paiement hors investissement : il est projeté à 39.07 jours pour UMLP ;
  • Le taux de charges de personnel doit être inférieur à 83 % des produits encaissables : il est projeté à 81.4 % pour UMLP.

 

Ces critères sont suivis par l’État (directions financières, rectorat, ministère) et sont fondamentaux, car de leur respect va dépendre la capacité de l’établissement à ne pas être placé sous tutelle.

 

Dans le contexte actuel très contraint, un grand nombre d’universités françaises ont présenté un budget prévisionnel 2026 pour lequel au moins l’un de ces 3 indicateurs n’est pas satisfait. Notre université échappe donc encore à cette situation critique : il faut y voir la conséquence à la fois d’une politique responsable et d’anticipation que nous portons en matière financière, reposant sur des actions sur le long terme, ainsi que le fruit des efforts collectifs consentis par l’ensemble du personnel. Il convient toutefois de conforter la trajectoire financière de notre établissement par une maîtrise rigoureuse et responsable. À ce titre, le choix des dépenses et le développement toujours plus important des ressources propres sont les leviers essentiels dont nous disposons afin de permettre la poursuite des projets en cours et de conserver nos marges de manœuvre.

 

Afin d’obtenir de l’État une dotation financière plus favorable, nous nous sommes battus, aux côtés des autres universités françaises, par l’intermédiaire de France Universités, mais aussi en intervenant dans les médias (presse écrite, radio, télévision) pour faire entendre notre voix. Ces efforts n’ont pas été vains. Grâce à cette mobilisation, bien relayée par l’action des organisations syndicales qui sont à nos côtés, nous avons pu obtenir que les charges supplémentaires qui nous sont imposées pour 2026 soient mieux compensées. Notre situation s’en trouvera améliorée, même si le surcoût restant à financer ne fait pas disparaître tout risque de déficit en 2026. C’est donc grâce à une exigence permanente de saine gestion de l’établissement que nous pouvons poursuivre notre action et ne pas être contraints, à l’instar d’autres universités, de renoncer à nos campagnes d’emplois, d’adapter le nombre de places sur parcoursup ou encore de fermer des sites délocalisés. C’est bien cet objectif que nous poursuivons à l’échelle de l’établissement : gérer de manière efficace afin d’éviter d’être placé sous tutelle du rectorat, et conserver ainsi notre autonomie.

La France face au terrorisme : une rencontre marquante avec François Molins à l’UMLP

Les étudiants du Master Droit pénal et sciences criminelles ont organisé et animé une table ronde exceptionnelle consacrée à la thématique « La France face au terrorisme : bilan d’une décennie » le jeudi 5 février à l’UFR SJPEG. A cette occasion, François Molins, parrain du Master dirigé par Béatrice Lapérou-Scheneider, professeur des Universités, est venu rencontrer les étudiants et participer à la table ronde. L’ancien Procureur général près la Cour de cassation était accompagné de Christian Deau, commissaire divisionnaire et chef de la division nationale de répression du terrorisme international et séparatiste.

En introduction, Hugues Daussy a tenu à remercier François Molins pour son engagement auprès des étudiants :
« L’occasion, une fois encore, pour notre promotion d’enrichir sa formation et de bénéficier d’un éclairage fondamental d’un praticien de terrain, dont le discours se nourrit d’une expérience riche et de missions accomplies au plus haut niveau de la pyramide judiciaire. »

 

 

 

Devant une assemblée d’étudiants passionnés, François Molins a abordé la lutte contre le terrorisme en France, un domaine qu’il connaît bien. 

Au cours de sa carrière, il a en effet dirigé de nombreuses enquêtes liées à des attentats majeurs (Charlie Hebdo, Bataclan, Hyper Cacher…) et a largement contribué à l’élaboration et à l’évolution du dispositif législatif antiterroriste français.

Les deux intervenants sont revenus sur les évolutions importantes de la lutte antiterroriste au cours des dernières décennies, rappelant que le terrorisme doit être appréhendé dans une dimension collective, impliquant une coopération étroite entre les services de renseignement, la police judiciaire et l’autorité judiciaire. Les attentats de 2015 ont constitué un tournant, mettant en lumière les limites du cloisonnement des informations et la nécessité de renforcer les mécanismes de coordination.

Parrain du Master Droit pénal et sciences criminelles depuis 2024, François Molins entretient un lien privilégié avec les étudiants. Ses interventions, toujours très attendues, constituent un apport précieux à leur formation et nourrissent leur réflexion sur les enjeux contemporains de la justice pénale.

Le Master Droit pénal et sciences criminelles de l’UMLP offre un parcours complet et exigeant à celles et ceux qui souhaitent s’orienter vers les métiers du pénal. Alliant enseignements théoriques, approche pratique et liens étroits avec le monde professionnel, cette formation prépare efficacement les étudiants aux défis du paysage juridique actuel.

Présentation officielle du Trophée UMLP du Master Formulation et Traitement de Surface (FTS)

La présentation officielle du Trophée UMLP du Master Chimie – Formulation et Traitement de Surface (FTS) de l’UFR Sciences et Techniques à la gouvernance de l’Université s’est tenue le jeudi 5 février 2026 à l’UFR Sciences et Techniques. Cette cérémonie a ainsi permis de mettre à l’honneur les étudiants de l’Université Marie et Louis Pasteur.

Accrédité depuis 2008, le Master FTS forme des cadres hautement qualifiés dans le domaine stratégique de la chimie des surfaces. À la croisée de la chimie, des sciences des matériaux et de la formulation, la formation prépare aux secteurs de pointe tels que l’automobile, l’aéronautique, la microélectronique ou encore le médical et l’horlogerie.

La réalisation d’un trophée collaboratif en deuxième année de Master constitue un projet pédagogique d’envergure. De la conception à l’assemblage final, les étudiants mobilisent leurs compétences scientifiques, techniques et créatives dans une organisation proche de celle de l’entreprise. Pour l’édition 2026, consacrée à l’Université Marie et Louis Pasteur, ils ont imaginé une œuvre symbolisant la transversalité des disciplines et la force du collectif.

Ce projet s’appuie également sur une collaboration étroite avec la formation Génie Mécanique et Productique (GMP) de l’IUT Besançon-Vesoul, illustrant la richesse du travail interdisciplinaire au sein de l’université. Modélisation 3D, choix des matériaux, traitements de surface : chaque étape témoigne d’un haut niveau d’exigence scientifique et technique.

Encadrés par l’équipe pédagogique, les étudiants expérimentent des procédés industriels avancés dans le respect de protocoles de sécurité rigoureux. Ce cadre professionnalisant favorise l’acquisition de compétences solides en gestion de projet, innovation et travail d’équipe.

 

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Depuis 2009, les trophées réalisés ont régulièrement été primés au concours national de l’Union des Industries des Technologies des Surfaces, confirmant la qualité de la formation et le talent de ses étudiants. À travers ce trophée, c’est toute l’excellence du Master FTS et le savoir-faire des étudiants de l’Université Marie et Louis Pasteur qui sont salués.

Ma thèse en 180 secondes : la recherche en scène

Le 17 mars 2026, la finale régionale de Ma thèse en 180 secondes s’est tenue au théâtre de la Fontaine d’Ouche à Dijon. Porté par le Collège doctoral, l’événement a rassemblé dix doctorantes et doctorants venus relever un défi de taille : présenter leur sujet de thèse en trois minutes seulement, avec l’appui d’une unique diapositive, dans un discours clair, structuré et accessible à tous.

Lancé au Québec en 2012 et introduit en France en 2014 par le CNRS et France Universités, le concours met en lumière la capacité des jeunes chercheurs à vulgariser leurs travaux. L’exercice exige rigueur scientifique, esprit de synthèse et aisance à l’oral. En 180 secondes, il faut capter l’attention, expliquer plusieurs années de recherche et en faire ressortir les enjeux scientifiques et sociétaux. Pour les y préparer, les doctorants bénéficient en amont d’un accompagnement assuré par le service Sciences, arts et culture de l’Université.

Les thématiques présentées ont illustré la diversité et la vitalité des recherches menées dans les laboratoires : biologie, microtechniques, sciences de l’ingénieur, sciences humaines… Chaque intervention a offert au public une immersion dans des domaines parfois méconnus, révélant la richesse des questionnements scientifiques contemporains.

À l’issue de la soirée, deux distinctions ont été décernées : le Prix du jury attribué à Maxime Auger pour son sujet « Réseaux neuronaux basés sur la physique pour la dynamique des structures » et le Prix du public remis à Martial Houndekon pour son travail sur « Effets d’un programme d’exercices physiques aérobies combinés à du renforcement musculaire sur les réponses hormonales, impliquées dans le contrôle de l’appétit chez des adolescents en surpoids ou obèses, suivis pour une prise en charge de 3eme recours ». L’après-midi, des lycéen et collégiens de la région ont également assisté aux présentations et ont voté pour leur candidat favori, Martial Houndekon, récompensé une nouvelle fois pour son travail, renforçant ainsi le lien entre recherche et société.

Au-delà de la performance oratoire, Ma thèse en 180 secondes constitue un temps fort de la vie doctorale, mettant en valeur l’engagement, la qualité des travaux et la capacité des jeunes chercheurs à partager la science avec le plus grand nombre.

 

© Edouard Barra
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Vie de l’établissement : un nouveau binôme à la tête du collège doctoral

A la suite de la proposition émise par le COPIL académique et le Conseil de site, instances régionales réunissant l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur en Bourgogne-Franche-Comté, les commissions recherche de l’UBE et de l’UMLP ont émis le 29 janvier dernier un avis favorable à la candidature du binôme formé par Gérard Colas-Des-Francs et Almudena Sanahuja. Ces derniers ont ainsi été nommés à la tête du collège doctoral le 1er février dernier et ce jusqu’au 30 juin 2029.

Madame Sanahuja, issue de l’UFR SLHS de l’Université Marie et Louis Pasteur, et Monsieur Colas-Des-Francs, issu de l’UFR ST de l’UBE, sont tous deux engagés depuis plusieurs années au service du collectif dans leur établissement respectif. Ils ont notamment assumé plusieurs responsabilités de direction et souhaitent ainsi mettre au service de toutes et tous leurs expériences et compétences afin de contribuer au développement des études doctorales et à la formation des encadrants.

 

Pour mémoire, le Collège doctoral de Bourgogne-Franche-Comté, créé en novembre 2016, est chargé de définir la stratégie de mise en œuvre de la politique doctorale du site. Il coordonne, harmonise et fédère les activités des six écoles doctorales du territoire. Il est garant du respect des textes nationaux, de l’égalité de traitement entre les doctorants et a été missionné par les écoles doctorales pour :

• Proposer une offre de formations transversales gratuite, accessible aux doctorants de toute ED et toute discipline,
• Répartir les contrats doctoraux Etat entre les écoles doctorales,
• Définir les dotations annuelles des écoles doctorales,
• Assurer la valorisation du diplôme de doctorat et la promotion du doctorat en Bourgogne-Franche-Comté,
• Faciliter et suivre la poursuite de carrière des docteurs,
• Représenter les acteurs locaux du doctorat au niveau national.

L’innovation horlogère des étudiants de l’IUT Besançon-Vesoul mise à l’honneur une nouvelle fois au musée du Temps.

© IUT BV

Les étudiants de troisième année du B.U.T. Génie Mécanique et Productique (GMP), parcours Innovation pour l’Industrie, de l’IUT Besançon-Vesoul de l’Université Marie et Louis Pasteur, ont présenté la seconde édition de leur exposition temporaire au musée du Temps de Besançon.

 

Après le succès d’une première édition centrée sur les échappements horlogers, cette nouvelle exposition met à l’honneur la réserve de marche et les dispositifs d’affichage des heures.

 

À partir d’archives d’ingénierie des XVIIIe et XIXe siècles exhumés par les étudiants et de mécanismes théoriques, les étudiants ont conçu et développé des prototypes grâce à des logiciels de Conception Assistée par Ordinateur (CAO). Chaque axe et chaque engrenage ont été modélisés afin d’explorer les limites de l’autonomie énergétique des mécanismes et d’imaginer des solutions d’affichage innovantes.

 

Les étudiants ont ainsi revisité l’affichage du temps à travers des systèmes originaux : lecture sur un globe terrestre, une fleur, un vélo et bien d’autres dispositifs. Ces créations illustrent la rencontre entre patrimoine horloger et innovation contemporaine.

 

Les prototypes ont ensuite été fabriqués dans l’espace projets et prototypage du département GMP de l’IUT à l’aide d’imprimantes 3D laser de type SLS et d’outils de précision. L’exposition met ainsi en lumière la rencontre entre savoir-faire traditionnel, innovation technologique et recherche universitaire.

 

Dans une ville historiquement reconnue pour son lien avec l’horlogerie et la mesure du temps, les étudiants ont relevé le défi de réinventer la lecture du temps dans un cadre emblématique : le musée du Temps. Aux côtés de pièces historiques majeures, le musée a une nouvelle fois consacré une salle à la présentation des démonstrateurs développés par cette promotion de futurs techniciens, permettant au public de découvrir leurs travaux.

 

L’inauguration officielle, qui s’est tenue le vendredi 13 mars 2026, a permis aux étudiants de présenter leur projet et de mettre en lumière leur savoir-faire ainsi que l’excellence de leur formation, les préparant à devenir de futurs experts dans de nombreux domaines industriels : bureau d’études, innovation, recherche et développement, conception de produits, industrialisation et fabrication, organisation industrielle, etc.

 

Ouverte pendant quatre mois, l’exposition offre aux visiteurs l’occasion de découvrir comment la nouvelle génération d’ingénieurs s’approprie les codes de la mécanique horlogère pour répondre aux enjeux industriels contemporains.

 

Informations pratiques
• Exposition : 13 mars – 21 juin 2026
• Lieu : musée du Temps, place Granvelle, Besançon

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site développé par les étudiants pour présenter le projet en détails : https://iutgmpbesancon.wixsite.com/iut-gmp-besancon

Le Comité d’Éthique pour la Recherche Bourgogne-Franche-Comté (CER BFC)

Le Comité d’Éthique pour la Recherche Bourgogne-Franche-Comté (CER BFC) est un organe régional qui promeut la réflexion éthique dans les pratiques de recherche. Sa mission principale est de délivrer des avis éthiques sur les protocoles expérimentaux impliquant des humains, quelle que soit la discipline.

Un rôle clé dans la valorisation de la recherche
L’avis du CER est accompagné d’un numéro d’évaluation éthique, une référence unique attribuée après examen du projet.
Bien que ce numéro ne soit pas obligatoire, de plus en plus de revues scientifiques l’exigent pour valider une soumission… Le CER BFC participe ainsi à un enjeu croissant de valorisation de la recherche à l’échelle de la région.

Un service mutualisé au niveau régional

Créé en 2020, le CER BFC est co-porté par l’Université Marie et Louis Pasteur et l’Université Bourgogne Europe. Il comprend plusieurs membres fondateurs : Burgundy School of Business, SUPMICROTECH, l’UTBM, l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (campus de Cluny), le CHU Dijon Bourgogne, le CHU de Besançon, l’INRAE Bourgogne-Franche-Comté, le Centre Georges-François Leclerc, le CEA et l’Établissement Français du Sang Bourgogne-Franche-Comté.

Seuls les chercheuses et chercheurs de ces établissements peuvent solliciter le CER BFC.


Une procédure d’évaluation encadrée

Le comité se réunit une fois par mois (hors août) pour examiner les projets soumis. Il est composé de membres aux expériences, expertises et disciplines variées (médecine, psychologie, sociologie, neurosciences, …) garantissant une évaluation solide et fondée.


Un outil encore sous-utilisé dans certaines disciplines

Bien identifié dans certaines disciplines mobilisant fréquemment des volontaires ou des données personnelles, le CER BFC reste encore peu sollicité par d’autres champs. Certains protocoles impliquent pourtant des participants (entretiens, enquêtes, données personnelles, etc.) et pourraient faire l’objet d’une évaluation éthique.


En savoir +

https://www.umlp.fr/comite-dethique-pour-la-recherche

ethique@umlp.fr

 

MINIRO : la robotique miniature se structure à l’échelle nationale

©Femto-ST - Brique de base de structure robotique actionnée par une fibre optique étirée. La structure est prise à côté d'un cheveu humain pour visualiser les dimensions.

Coordonné par l’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP), le projet MINIRO s’inscrit dans le Programme et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) Robotique du plan France 2030. Piloté par le CNRS, ce programme vise à lever les verrous scientifiques et technologiques pour bâtir une robotique performante, frugale et responsable.


Des robots au service des grands enjeux
En plein essor, la robotique miniature constitue un levier stratégique majeur pour répondre aux grands enjeux industriels, économiques et sociétaux. Doté de 3 millions d’euros, MINIRO ambitionne de structurer la recherche française autour du développement de méthodes et technologies de rupture. Les applications visées couvrent des secteurs variés : micro et nanotechnologies, écologie, énergie, agroalimentaire, médecine, pharmacie, infrastructures, aérospatial, etc.


Deux types de robots, trois défis scientifiques
Le projet se concentre plus particulièrement sur deux types de robots manipulateurs miniatures : des robots déformables et élancés, capables d’atteindre des zones éloignées dans des cavités étroites, et des systèmes submillimétriques permettant des actions contrôlées en temps réel à l’échelle micrométrique.


Trois défis structurent les travaux :

  • améliorer la dextérité et la fiabilité des robots miniatures,
  • optimiser la transmission d’énergie et de puissance dans des espaces réduits,
  • garantir de hautes performances malgré la forte influence de leur environnement de travail.
 

Une collaboration nationale d’excellence

Co-piloté par l’Institut FEMTO-ST et le laboratoire ICube, MINIRO fédère un consortium académique national d’excellence réunissant 12 partenaires d’enseignement supérieur et de recherche. Grâce à la complémentarité de leurs expertises, ils entendent démontrer le potentiel unique de la robotique miniature et renforcer le positionnement stratégique de la France sur cette thématique en pleine expansion mondiale.

Dossier social étudiant : la campagne 2026-2027 est ouverte

© Crous

La campagne 2026-2027 du Dossier social étudiant (DSE) est ouverte depuis le 2 mars. Derrière cet acronyme se cache un outil essentiel pour l’accompagnement des étudiants, porté par le réseau des Crous, qui permet chaque année à des milliers de jeunes d’accéder à leurs droits et de sécuriser leur parcours universitaire. Ainsi, un étudiant qui dépose son DSE à temps, c’est un étudiant qui sécurise plus sereinement son entrée dans l’enseignement supérieur.

 

Le DSE, concrètement, c’est quoi ?

Le DSE est une démarche unique qui permet aux étudiants et futurs étudiants de formuler une demande de bourse sur critères sociaux et, s’ils le souhaitent, une demande de logement en résidence universitaire. A noter que s’inscrire dans cette démarche avec anticipation est déterminant pour éviter les délais de versement des bourses à la rentrée et faciliter l’accès au logement. Ainsi, la demande de logement en résidence Crous s’appuie directement sur le DSE. Les attributions sont réalisées en fonction de critères sociaux, des vœux formulés et des disponibilités. Et les dossiers déposés dans les délais sont considérés comme prioritaires.

 

La constitution du Dossier Social Etudiant permet également aux étudiants (même non boursiers) qui seraient en difficulté ou en fragilité en cours d’année de gagner du temps dans leur démarche de demande d’aides.

Un enjeu d’accès aux droits

En Bourgogne–Franche-Comté, le Crous est un acteur central de l’accompagnement social des étudiants. En 2025, ce sont 30 895 dossiers qui ont été instruits, pour 20 498 étudiants boursiers, dont 8 850 sur l’académie de Besançon (incluant le nord Franche-Comté), et 1 135 étudiants reçus pour 2 718 entretiens en Franche-Comté par les assistants du service social du Crous.

 

Ces chiffres illustrent pleinement l’ampleur de l’accompagnement et l’engagement des équipes du Crous, mobilisées pour instruire les dossiers, accompagner les étudiants et garantir un traitement équitable des demandes.


Or, certains étudiants ne déposent pas de DSE. Les raisons sont souvent liées à un doute sur leur éligibilité, une attente de leur orientation (Parcoursup, MonMaster) ou une méconnaissance du dispositif.

 

Pourtant, le DSE peut et doit être constitué dès maintenant. Il s’agit d’un dossier national, unique, qui pourra être ajusté ultérieurement en fonction du parcours de l’étudiant. Entièrement dématérialisée via la plateforme messervices.etudiant.gouv.fr, cette procédure centralisée simplifie les démarches et permet un suivi en ligne.

 

Une campagne d’accès aux droits portée collectivement sur les territoires

Au-delà de l’instruction des dossiers et afin de rendre l’information accessible, lever les freins et encourager le recours aux droits, les équipes du Crous Bourgogne–Franche-Comté se mobilisent chaque année pour mener un important travail d’information : salons, JPO, webinaires, interventions auprès des lycéens et des étudiants…


Dans ce cadre de l’accès aux droits, les établissements de l’EPE jouent un rôle essentiel en relayant l’information auprès des étudiants, en intégrant la démarche Dossier Social Etudiant dans leurs communications et leurs temps d’accueil, dans une dynamique collective au service des étudiants.

 

La campagne DSE est ouverte jusqu’au 31 mai 2026 !
https://messervices.etudiant.gouv.fr/

EDITO 

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L’ACTUALITÉ

 

Article Ma thèse en 180 secondes : la recherche en scène  :

© Edouard Barra

© Direction communication – UBE

 

Article : L’innovation horlogère des étudiants de l’IUT Besançon-Vesoul mise à l’honneur une nouvelle fois au musée du Temps.

© IUT Besançon-Vesoul

 

ZOOM SUR

Article – MINIRO : la robotique miniature se structure à l’échelle nationale 

© Femto – ST

 

Article – Dossier social étudiant : la campagne 2026-2027 est ouverte

©CROUS