Retour sur la cérémonie des vœux du 27 janvier
À l’occasion de la cérémonie des voeux, le président de l’Université Marie et Louis Pasteur a tracé la feuille de route pour 2026.
Les grandes réussites reposent sur une dynamique commune, permise par l’union de tous les partenaires de l’enseignement supérieur et de la recherche de notre territoire au sein de l’EPE. « Réussir ensemble ce que nous ne pourrions envisager d’entreprendre seuls, telle doit être l’une des plus-values majeures de cette collaboration », a souligné Hugues Daussy.
Il a tenu à remercier les personnels Biatss, qui ont été les plus fortement impactés par les changements induits par cette transformation. Avec beaucoup d’abnégation, ils ont absorbé avec une grande efficacité et un vrai sens du service public une réelle surcharge de travail. Sans eux, il n’y aurait pas d’université. « Nos personnels Biatss irriguent par leur action quotidienne cet organisme vivant qu’est un établissement d’enseignement supérieur. Ils en sont le cœur et les poumons, les bras et les jambes. Leur travail quotidien nous permet d’avancer, il offre aux enseignants et aux enseignants chercheurs la possibilité d’exercer sereinement leurs missions de service public, au bénéfice de nos étudiants et de notre territoire », a-t-il ajouté.
Rappelant les engagements mis en œuvre en 2025, et en particulier la démarche résolue d’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail, Hugues Daussy a annoncé que l’année 2026 permettra de construire, en pleine collaboration avec les représentants du personnel, le schéma directeur de la QVCT, tandis qu’un travail en profondeur sur le RIFSEEP sera également entrepris, afin de conduire une réflexion indispensable sur le régime indemnitaire des agents.
Afin de mieux les associer aux décisions prises dans les domaines qui les concernent au premier chef, un conseil des étudiants a été créé. Les actions destinées à lutter contre la précarité étudiante seront poursuivies.
La dimension territoriale n’est pas oubliée. « Notre horizon ne se limite évidemment pas au périmètre de notre établissement. C’est également à l’échelle régionale que se déploie notre action ». Grâce à des échanges francs et à une volonté partagée avec l’Université Bourgogne Europe, les projets qui avaient été obtenus au temps de la COMUE sont maintenus. Signe de cette capacité à mettre les atouts en commun, le projet PIA RITM BFC a été évalué très favorablement en 2025 et sera financé jusqu’à son terme. La signature prochaine d’une convention de coordination territoriale fixera, de manière durable, le cadre structurant de cette collaboration à l’échelle régionale, entre les établissements.
« Ensemble, en parlant d’une même voix, nous sommes plus forts, et nos collègues enseignants-chercheurs pourront pleinement profiter de cette nouvelle dynamique afin de renforcer leurs collaborations ».
Parce que l’ambition de l’établissement est aussi de s’inscrire dans le développement de son espace territorial, le partenariat fructueux avec les collectivités locales et les acteurs académiques, économiques, sociaux et culturels sera renforcé, de même que l’attractivité nationale et internationale afin d’offrir davantage encore de perspectives à nos chercheurs et à nos étudiants.
Hugues Daussy a bien évidemment insisté sur le contexte national et international tourmenté. « Comme toutes les autres universités, nous sommes touchés de plein fouet par les mesures prises par l’État, qu’il s’agisse, entre autres, du sous-financement structurel de nos établissements ou de la non-compensation des charges toujours plus lourdes et plus nombreuses qui nous sont imposées ». Grâce à une gestion rigoureuse, notre capacité d’action est encore préservée pour l’année à venir permettant notamment de maintenir nos campagnes d’emplois, mais aussi de mener à bien toutes les opérations immobilières.2026 verra ainsi l’achèvement de l’Arsenal N, la livraison du Chesinum. Les grands chantiers que sont la BUBA à Besançon et Eco campus sur le Nord-Franche-Comté seront poursuivis. Enfin, toujours soucieux d’offrir le meilleur à nos personnels et à nos étudiants, d’autres verront le jour, comme Numericum, équipement majeur pour la formation de nos étudiants en santé, ou la réhabilitation de notre Service de Santé Etudiante.
Face à la montée des extrémismes, les guerres, les massacres, le mépris du droit international, le spectre d’une extension des conflits jusqu’au cœur d’une Europe en paix depuis 80 ans, les discriminations de toute nature, l’expansion du racisme et de l’antisémitisme, le masculinisme, les fausses informations érigées en vérités, les rumeurs, les théories complotistes et la falsification scientifique, Hugues Daussy est convaincu du rôle majeur que doit jouer l’Université.
Par les valeurs qu’elle porte et qu’elle défend, l’Université est un rempart démocratique pour lutter contre ces menaces. L’université est aussi un sanctuaire républicain, un espace de liberté, de discussion, d’espoir, d’ouverture au monde, un lieu où les idées doivent pouvoir se confronter dans le respect et la tolérance, l’espace par excellence où s’accomplit la transmission d’une connaissance émancipatrice.
L’Université est un espace où la réflexion doit pouvoir échapper aux interférences du tumulte extérieur. « De ce sanctuaire, vous êtes toutes et tous les gardiens, et de ce rempart, vous formez les pierres angulaires. Et pour lier ces pierres entre elles, pour que notre rempart soit indestructible, le seul ciment qui soit inaltérable est notre solidarité, cette solidarité qui doit unir tous les membres de notre communauté, quels que soient leurs fonctions et leurs statuts. Là est la clé de notre réussite collective. Eduquer, transmettre et innover, trois termes qui doivent être plus que jamais constitutifs de notre action » a insisté Hugues Daussy.
Collège de Premier Cycle : Cap sur 2026 ! Une stratégie ambitieuse pour améliorer la réussite et l'accompagnement des étudiants de premier cycle
Le Collège de Premier Cycle a présenté sa feuille de route pour les mois à venir. Cette stratégie vise à renforcer la cohérence de notre offre de formation et à enrichir davantage l’accompagnement de nos étudiants de premier cycle.
Trois axes stratégiques majeurs
Le Collège affirme son rôle moteur dans la définition de l’offre de formation du premier cycle en décloisonnant les formations et en favorisant la transversalité des compétences. La collaboration avec les instituts thématiques sera intensifiée afin de renforcer notre attractivité auprès de nos partenaires socio-économiques et accroître notre visibilité internationale.
L’amélioration de la réussite et de l’insertion professionnelle constitue le deuxième pilier de cette feuille de route. Des dispositifs structurés de tutorat seront mis en place, accompagnés de mécanismes de réorientation et de passerelles entre formations pour sécuriser les parcours étudiants. L’Approche par Compétences (APC) sera progressivement intégrée tandis que les prérequis seront harmonisés.
Enfin, le Collège accompagnera le portage de programmes structurants à l’échelle de notre EPE : déploiement d’IntegRITM, intégration de tous nos étudiants dans les outils pédagogiques communs (UEE et UEL), conventions avec les CPGE et participation aux Campus des Métiers et des Qualifications.
Cinq groupes de travail opérationnels
Le groupe Passerelles et réorientations cartographie l’offre de formation et les dispositifs existants avant de concevoir de nouveaux mécanismes pour « faire sauter les murs » entre nos formations. Une attention particulière est portée à la future Licence Professorat des Écoles (LPE).
Le groupe Tutorat et réussite recense et évalue les dispositifs d’aide à la réussite existants, notamment les dispositifs « oui-si », afin d’identifier les formations nécessitant un renforcement de l’accompagnement et de proposer de nouvelles solutions.
Le groupe Transversalité et doubles diplômes part d’un constat : ces dispositifs restent marginaux dans le premier cycle. Après avoir cartographié l’existant, il expérimentera leur renforcement avec des établissements volontaires en enrichissant les modules avec les compétences de nos enseignants et enseignants-chercheurs.
Le groupe Attractivité à l’international travaille au renforcement de notre rayonnement international en valorisant la qualité de nos partenariats et l’originalité de nos formations.
Le groupe Lien formation-recherche développe plusieurs actions concrètes : faire découvrir les métiers et recherches de nos laboratoires, créer des séminaires thématiques et des UE libres sur la médiation scientifique et l’IA, développer des espaces interdisciplinaires (Openlabs) et mettre en place du tutorat par des étudiants de Master et doctorants. À plus long terme, de nouveaux cursus interdisciplinaires renforcés en recherche sont envisagés.
Deux autres groupes verront le jour prochainement, consacrés à l’Approche par Compétences et à la réforme santé.
Vos retours d’expérience et vos idées sont précieux pour enrichir cette démarche.
N’hésitez pas à vous rapprocher des membres des groupes de travail ou de la direction du Collège de Premier Cycle :
anne-laurence.ferrari@umlp.fr
Une formation sur la souveraineté industrielle à l’ESTA
Dans un contexte géopolitique incertain et face à des défis économiques et industriels croissants, l’ESTA a lancé un nouveau cycle de formation dédiée à la Souveraineté industrielle.
Fruit d’un partenariat avec le MEDEF Territoires Franc‑Comtois, le Pôle Métropolitain Nord‑Franche‑Comté et l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale), ce module répond aux besoins actuels et futurs des acteurs économiques et académiques.
Ouverte aux étudiants et enseignants de l’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) et de l’UTBM, ainsi qu’aux professionnels, cette formation propose de développer des compétences clés et d’acquérir des outils concrets pour élaborer et mettre en œuvre une stratégie de souveraineté industrielle.
Les participants bénéficient d’interventions d’exception. Ainsi, la table ronde de lancement de la 1ère session a réuni des expertes de renom ; Catherine Cornand (CEO – Arabelle Solutions), Marie Alloy (Déléguée à l’information stratégique et à la sécurité économiques – DISSE), Carmen Muñoz (Directrice de l’action régionale – EDF) et Stéphanie Tison (Deputy Director International – Mouvement des Entreprises de France), ont ouvert des débats particulièrement stimulants autour des enjeux de souveraineté industrielle.
Autre temps fort, fin novembre s’est tenue la conférence de Frédéric Pierucci, auteur du livre Le Piège Américain, qui a partagé son expérience unique de l’affaire Alstom et des nouvelles batailles économiques mondiales. Ces événements ont permis d’allier théorie, retours d’expérience et témoignages directs, offrant aux participants une vision complète des défis actuels.
Cette formation constitue une opportunité unique pour les étudiants de se familiariser à des problématiques économiques et stratégiques, et pour les enseignants d’enrichir leurs perspectives pédagogiques.
Le programme aborde quatre axes majeurs : définition et principes fondamentaux, analyse des défis, transformation et adaptation économique, et mise en œuvre opérationnelle d’une stratégie de souveraineté industrielle.
En savoir plus :
https://www.esta-groupe.fr/entreprises/former-vos-collaborateurs/
Conseil des étudiants : un lieu d’échanges et de concertation
Nous nous étions engagés à renforcer la collégialité, la démocratie et l’information, tant à l’égard de nos personnels que de nos étudiants.
Dans cet objectif, le Conseil des étudiants qui se met en place sera un espace d’échange et d’impulsion pour les étudiants. Présidé par les vice-présidents étudiants, il se réunira 2 à 3 fois par an. Lieu de discussion des étudiants pour les étudiants, il permettra de consolider le dialogue de la vie universitaire en donnant aux étudiants leur place. Le conseil des étudiants répond aussi à un objectif de meilleure connaissance des étudiants entre eux.
Le règlement intérieur du Conseil des étudiants a été présenté en CFVU puis voté par le CA le 16 décembre.
Composition :
Il est composé d’étudiants des conseils de gestions élus dans les composantes et de représentants des associations institutionnelles de l’Université. Les élus au sein des composantes pourront ainsi faire connaitre leurs avis ou transmettre leurs demandes et faire entendre leur voix autant que les étudiants élus dans les conseils centraux.
Le conseil des étudiants est composé de 30 étudiants.
Ordre du jour :
Les sujets traités sont transmis aux vice-présidents étudiants avant la tenue de chaque réunion. Le premier sujet proposé porte sur la restauration étudiante. Tous les sujets relatifs à la vie étudiante et au quotidien des étudiants peuvent être présentés.
Le conseil des étudiants participe ainsi à la réussite étudiante en proposant de soutenir les projets d’amélioration du quotidien étudiant.
Comptes rendus :
À l’issue de chaque rencontre, le compte rendu des réunions est transmis au président de la CFVU, qui pourra après étude donner lieu à une proposition.
La synthèse des échanges sera présentée en CFVU. Sans donner lieu nécessairement à l’adoption d’une décision, la restitution des débats menés lors du conseil des étudiants permet de transmettre les informations et mieux faire connaitre les perspectives et les progrès envisagés et envisageables dans les domaines de la vie étudiante.
Les travaux du Conseil des étudiants constitueront ainsi une ressource précise pour l’amélioration de la qualité de vie étudiante et la prise en considération de leurs préoccupations.
Le Conseil des étudiants se réunira pour la première fois le 26 février prochain.
Du côté des composantes
Yohan Sahraoui a été élu directeur de l’UFR SLHS par le Conseil de gestion du 20 janvier dernier. Succédant ainsi à Pascal Ducournau, il prendra officiellement ses fonctions le 9 février prochain pour une durée de 5 ans. Yohan Sahraoui est professeur des universités en géographie et aménagement. Membre du Conseil de gestion de son UFR depuis 2023, il était également Directeur adjoint aux moyens et patrimoine.
crédit – UFR SLHS
Évaluation remarquable de RITM-BFC : un GO qui reconnait l’engagement collectif
Le projet RITM-BFC (« Réussir Innover Transformer Mobiliser en Bourgogne-Franche-Comté ») vise à améliorer la réussite étudiante et à développer la formation tout au long de la vie à l’échelle régionale. L’initiative, qui accompagne plus de 250 projets au bénéfice de plus de 80 000 étudiants et apprenants, vient de franchir une nouvelle étape décisive. Le 18 novembre 2025, le jury international chargé de son évaluation « GO/NO GO » à 7 ans a rendu un avis particulièrement favorable, confirmant la poursuite du programme tout en saluant les actions engagées.
Une reconnaissance forte du jury international
RITM-BFC est soumis à des évaluations « GO / NO GO » à 3 et 7 ans par un comité d’experts internationaux, dont le résultat de chaque évaluation conditionne la poursuite du projet.
En 2025, soit à 7 ans, le jury souligne que « l’avancement du projet est remarquable tant dans la réalité des actions menées, leur cohérence, que dans la cohésion et l’implication des acteurs lors de l’audition. ». RITM-BFC bénéficie non seulement aux apprenants mais aussi aux équipes pédagogiques et, pour le jury, le projet est « apparu incontestablement transformant au niveau des établissements pour la réussite étudiante, mais également enseignante, les deux étant présentées comme complémentaires ». Le rapport relève également le fort potentiel d’essaimage, à travers les Résidences de la Pédagogie, l’expertise en gestion d’appels à projets et l’évaluation et la valorisation scientifique des actions menées.
Un programme structurant pour la région
Financé par le programme France 2030 à hauteur de 11 millions d’euros dans le cadre du dispositif « Nouveaux Cursus à l’Université (NCU) », RITM-BFC soutient les équipes pédagogiques pour leur permettre d’expérimenter de nouvelles modalités pédagogiques, de les évaluer et de les essaimer. Ce « laboratoire d’expérimentations pédagogiques » s’appuie sur l’expertise des laboratoires de recherche du site ainsi que sur celle d’un Comité Scientifique et d’Évaluation. Il finance et soutient également des projets de recherche – notamment en lien avec les facteurs de réussite étudiante.
D’une durée de 10 ans (2018-2028), RITM-BFC poursuit deux priorités :
- construire des dispositifs plus individualisés de réussite en 1er cycle et mieux préparer à l’insertion professionnelle
- développer la formation tout au long de la vie.
Les actions menées bénéficient aux deux Établissements Publics Expérimentaux (EPE) du site : l’Université Marie et Louis Pasteur et l’Université Bourgogne Europe, ainsi qu’à leurs établissements composantes et associés.
Chiffres clefs depuis 2019 :
- 250 projets soutenus et accompagnés
- 62 actions essaimées à l’échelle locale ou nationale
- 90 aides à la mobilité attribuées (stages en laboratoire de recherche dès le 1er cycle)
- 80 000 apprenants touchés
- 47 Résidences de la Pédagogie (dispositifs innovants) déployées
- 18 projets de recherche soutenus, 6 thèses financées
- 61 articles ou communications scientifiques issus des projets
Objectif : 100% des formations de 1er cycle impactées en BFC à l’horizon 2026 !
Une impulsion renouvelée pour les prochaines années
Cette évaluation salue une très belle réussite collective rendue possible par l’engagement des équipes et des gouvernances des partenaires de l’Enseignement supérieur et de la Recherche impliqués dans RITM-BFC. Elle confirme également que le dispositif s’inscrit pleinement dans une logique d’ouverture territoriale et de collaboration avec l’ensemble des partenaires institutionnels et socio-économiques.
Grâce à ce bilan élogieux, les expérimentions pédagogiques pourront se poursuivre, mais surtout se déployer et essaimer grâce à la valorisation des résultats pédagogiques et scientifiques. La dynamique d’innovations et de transformations pédagogiques, qui mobilise déjà près d’un millier d’acteurs, pourra ainsi se développer avec de nouveaux partenaires, dans un continuum allant du secondaire jusqu’à la formation tout au long de la vie.
Co-coordinateurs scientifiques :
- Frédéric Muyard, Directeur de l’INSPE Besançon (UMLP) : frederic.muyard@umlp.fr
- Sandrine Rousseaux, Professeur des Universités, Vice-Présidente déléguée à la Formation de l’UBE :
Directrice opérationnelle :
Pascaline Personnier : pascaline.personnier@umlp.fr
Page web du projet : https://www.umlp.fr/ritm-bfc
Réhabilitation du Service de Santé Étudiante de Besançon : un nouvel investissement au service de la communauté universitaire
Présent sur les sites de Besançon, Belfort et Montbéliard, le Service de Santé Étudiante (SSE) joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des étudiants tout au long de leur parcours universitaire. Il s’appuie pour cela sur une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, infirmiers, psychologues, diététicienne, chargée d’animation en prévention et personnels administratifs.
Le SSE propose gratuitement un ensemble de prestations aux étudiants : bilans de santé, mise à jour des vaccinations, consultations en diététique ou en contraception, informations d’ordre médicosocial, prévention des infections sexuellement transmissibles, aménagements d’études, accompagnement des étudiants à besoins spécifiques, visites dédiées aux étudiants internationaux primo-arrivants. Un contrôle de la vision et de l’audition peut également être réalisé.
Aujourd’hui le bâtiment bisontin du SSE ne permet plus de proposer ces services de façon optimale. Une réhabilitation complète est donc prévue pour accueillir les étudiants dans les meilleures conditions.
Un projet de réhabilitation ambitieux, au service des usagers, des personnels et de la transition environnementale
La réhabilitation du bâtiment bisontin du Service de Santé Étudiante s’inscrit dans la continuité des transformations engagées sur le campus de la Bouloie dans le cadre du projet Bouloie–Temis. Construit dans les années 1960 et d’une surface initiale de 644m², le bâtiment n’a pas bénéficié, jusqu’à présent, de travaux lourds de rénovation. Son état de vétusté avancé, ses faibles performances énergétiques, son insuffisante isolation thermique et son inadéquation avec les normes actuelles d’accessibilité justifient aujourd’hui une intervention globale.
Le campus de la Bouloie connaît depuis 2021 une transformation d’envergure ; la rénovation du SSE constitue une étape supplémentaire structurante dans cette dynamique globale de modernisation. En effet, dans un campus largement rénové, ce bâtiment conservé dans son état d’origine contrastait aussi fortement avec les autres réalisations récentes. Le projet vise ainsi à remettre à niveau cet équipement stratégique, tant sur le plan fonctionnel qu’architectural et environnemental.
Sur le plan des usages, la réhabilitation permettra d’adapter les espaces aux missions actuelles et futures du SSE, en améliorant la fonctionnalité, la confidentialité et le confort d’accueil des différents publics. Le projet prévoit notamment le renforcement des espaces dédiés aux actions de prévention, aux ateliers psycho et bien-être, tout en maintenant des entrées distinctes et indépendantes pour les différents publics accueillis. Les aménagements intérieurs seront conçus pour être évolutifs, afin d’accompagner les besoins du service dans la durée.
La rénovation intégrera également une mise en conformité complète avec les normes d’accessibilité, avec la création d’un ascenseur desservant l’ensemble des niveaux, garantissant un accès équitable à tous les usagers.
Sur le plan environnemental et technique, le projet répond aux orientations du paquet Énergie-Climat de l’Union européenne et aux engagements de l’Université en matière de sobriété énergétique. L’objectif est de parvenir à une réduction de 60 % de la consommation énergétique par rapport à la consommation de référence de 2019. Pour y parvenir, plusieurs leviers seront activés :
- renforcement de l’isolation thermique de l’enveloppe du bâtiment,
- remplacement des menuiseries extérieures, aujourd’hui très perméables à l’air,
- modernisation des équipements techniques,
- amélioration du confort d’été,
- traitement acoustique des espaces intérieurs.
Une attention particulière sera portée à la qualité architecturale, à l’insertion du bâtiment dans son environnement immédiat et au choix de matériaux durables, conciliant performance, pérennité et qualité d’usage.
À l’issue de la réhabilitation, le bâtiment atteindra une surface développée d’environ 850 m², dont 682 m² de surface utile, offrant ainsi des espaces modernisés, plus confortables et mieux adaptés aux missions du Service de Santé Étudiante.
Ce projet, au budget prévisionnel de 3,15 M€ TTC, s’inscrit pleinement dans la politique immobilière de l’établissement, dans les orientations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en faveur de la qualité de vie étudiante, ainsi que dans le schéma pluriannuel de stratégie immobilière de l’Université, validé en conseil d’administration en mars 2025. Il répond également aux objectifs du schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, notamment en matière d’amélioration des conditions de vie des étudiants et de renforcement des services qui leur sont dédiés.
Le démarrage des travaux est prévu pour septembre 2026, avec une livraison prévisionnelle du bâtiment fin 2027.
Un engagement affirmé pour la santé et le bien-être des étudiants
Par cet investissement, l’Université Marie et Louis Pasteur réaffirme avec force son engagement en faveur de la santé, du bien-être et de la réussite de ses étudiants.
La modernisation du SSE constitue une étape structurante pour le campus bisontin et s’inscrit pleinement dans la stratégie globale d’amélioration continue des services proposés à la communauté universitaire.
Classement thématique THE 2026 : l’UMLP confirme et renforce sa visibilité internationale
L’Université Marie et Louis Pasteur fait partie des 48 établissements français d’enseignement supérieur classés dans ce palmarès thématique. L’UMLP et ses établissements composantes l’UTBM et SUPMICROTECH se positionnent ainsi comme des établissements reconnus à l’international, illustrant la richesse et la complémentarité de leurs expertises.
Avec 8 thématiques sur les 11 concernées, l’UMLP élargit significativement son périmètre de classement par rapport à l’édition 2025, où l’établissement figurait dans 6 thématiques en tant qu’université de Franche-Comté (uFC). L’UMLP consolide sa place en Social science, Arts and Humanities, Engineering et Physical Sciences, progresse en Business and Economics et Psychology et fait son entrée dans le classement de deux nouvelles thématiques stratégiques : Computer Science et Medical and Health.
Ces résultats traduisent la forte volonté de structuration et de visibilité internationale engagée par l’UMLP depuis sa création en tant qu’EPE. Ils soulignent également la diversité disciplinaire et la qualité des activités de recherche et de formation portées par l’ensemble des forces qui composent l’EPE.
Le classement THE par thématique s’appuie sur plusieurs indicateurs, notamment la réputation académique, la qualité de la recherche, l’environnement d’enseignement, l’ouverture internationale et les liens avec le monde socio-économique.
Universités : un impact majeur pour le développement et l’attractivité de leurs territoires
Avec ses 27 000 étudiants et ses 2 800 agents, l’Université Marie et Louis Pasteur participe activement au développement, à l’attractivité et au rayonnement de son territoire. A rebours du tassement démographique national, nos effectifs étudiants progressent de 2% par rapport à l’an dernier, confirmant ainsi la vitalité de notre établissement et son rôle moteur dans la formation, la recherche et l’innovation. L’importance intellectuelle, culturelle, sociale et sociétale de notre université sur son territoire est une réalité, tout autant que son poids économique.
A cet égard, une étude réalisée en novembre dernier à la demande de six universités réunies au sein de l’association « L’initiative » (CY Cergy Paris Université, Université Clermont Auvergne, Université Gustave Eiffel, Nantes Université, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Université de Lille), révèle que ces universités génèrent un impact économique annuel de près de 4 milliards d’euros, « avec des effets directs sur la consommation, le logement et l’emploi local ». Les chantiers conduits par notre université pour engager la transformation de ses campus témoignent de ce soutien apporté par notre établissement à l’activité socio-économique régionale.
Autrement dit, aborder le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche sous un prisme exclusivement comptable affaiblirait dans un double mouvement l’écosystème économique et social régional irrigué par les universités et les missions de service public qu’elles mettent en œuvre chaque jour : production et diffusion du savoir et des connaissances, formation de la jeunesse, qualité de la recherche, …
L’Université Marie et Louis Pasteur contribue tout particulièrement au dynamisme de son territoire. Elle a noué des relations fructueuses avec les collectivités locales, très impliquées à ses côtés. Elle entretient un partenariat très étroit avec les acteurs socio-culturels, économiques et industriels de sa région, terre d’innovation, riche d’un savoir-faire industriel et d’une compétence qui lui sont largement reconnus. Elle favorise le transfert de la recherche et sa valorisation économique auprès des industriels et des entreprises.
A l’évidence, notre université s’inscrit pleinement dans le constat de l’étude menée : les universités fertilisent leur environnement territorial et préparent l’avenir de la Nation.
La QVCT, une démarche d’amélioration continue structurante et fédératrice
QVCT, un acronyme dont on entend souvent parler, mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Depuis 2023 déjà, des travaux avaient été initiés sur la Qualité de Vie et les Conditions de Travail, sous l’égide de Benoit Géniaut, ancien vice-président en charge de ces thématiques. Olivier Jouffroy, son successeur, poursuivra cette démarche avec l’appui de la Direction des Ressources Humaines et l’accompagnement de l’Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract) Bourgogne Franche-Comté*.
Le terme QVCT désigne une démarche collective guidée par plusieurs objectifs : améliorer les conditions dans lesquelles les agents exercent leur travail en donnant à chacune et chacun la possibilité de s’exprimer et d’agir sur son travail ; apprendre à mieux fonctionner ensemble ; permettre à chacun de participer aux évolutions de l’organisation pour améliorer le travail d’aujourd’hui et de demain ; viser un modèle de développement acceptable et soutenable.
Selon le référentiel de l’Aract, sont au cœur de cette démarche : l’organisation du travail, son contenu et sa réalisation, le projet institutionnel et son management, l’égalité au travail, le dialogue social, les compétences et les parcours professionnels et enfin la santé au travail et la prévention.
Si la pratique de la sophrologie, très souvent citée, ou les moments de convivialité ne relèvent pas de la QVCT, ce sont des événements qui concourent au mieux-être de chacune et chacun et aident à fédérer les équipes.
Depuis le mois de janvier, l’Aract accompagne notre université dans la mise en place d’un accord de méthode, préalable à la rédaction du futur schéma directeur, qui verra le jour à la fin de l’année universitaire.
Quelle est la définition de la QVCT à l’Université Marie et Louis Pasteur ? Quels sont les enjeux pour l’établissement ? Le ou les objectifs ? Quel sera le périmètre de la démarche ? Autant de questions sur lesquels un groupe de travail, composé pour moitié de représentants des organisations syndicales et de personnel de l’encadrement, répondra.
* L’action de l’Aract Bourgogne-Franche-Comté vise, par l’amélioration des conditions de travail et en plaçant le dialogue social au cœur des projets de l’entreprise, à contribuer à la qualité de vie au travail des salariés et à l’innovation. L’Aract est une agence régionale de l’Anact, établissement public administratif. Son conseil d’administration est composé de représentants de l’Etat, des organisations d’employeurs et de salariés.
L’intelligence artificielle : un outil d’aide à la décision au service de l’expertise humaine
L’intelligence artificielle (IA) révolutionne l’enseignement supérieur en offrant de nouvelles possibilités d’apprentissage et d’innovation pédagogique. Kamel Mazouzi, directeur technique du Mésocentre de calcul et chargé de mission IA à l’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP), apporte une expertise précieuse sur les enjeux de cette transformation. Son analyse permet de comprendre comment l’IA fonctionne, quelles sont ses limites et surtout, comment l’utiliser de manière intelligente et responsable.
Découvrez comment cette technologie redéfinit les méthodes d’enseignement, repense les évaluations et prépare les étudiants aux défis du monde professionnel.
L’IA, un outil d’assistance et non de substitution
Pour les étudiants, l’IA devient un « coach académique » capable de reformuler des cours, générer des exercices ou structurer un travail. Cependant, son usage doit rester encadré pour éviter la dépendance. Côté enseignants, l’IA leur permet de gagner du temps sur les tâches répétitives, ils peuvent donc se concentrer sur l’accompagnement personnalisé de leurs classes, là où leur expertise humaine reste irremplaçable.
Évaluations et intégrité académique
Face aux défis posés par l’IA, l’Université Marie et Louis Pasteur, à travers sa charte IA, privilégie des évaluations axées sur la réflexion critique, les projets et les travaux en présentiel. L’objectif n’est pas d’interdire l’outil, mais de redéfinir ce qui est évalué : la compréhension, l’argumentation et la résolution de problèmes.
L’IA dans le monde professionnel
Les métiers les plus impactés sont ceux liés à la gestion de données (marketing, santé, finance, etc.). L’IA automatise certaines tâches, mais les compétences humaines, l’esprit critique, la créativité, l’éthique eux restent indispensables. Les jeunes diplômés doivent apprendre à maîtriser l’IA tout en développant des compétences transversales pour s’adapter aux évolutions professionnelles.
L’IA n’a pas d’éthique ni de moralité : c’est à nous, humains, de rester les maitres et les décisionnaires finaux.
Pour une analyse approfondie, découvrez l’interview complète de Kamel Mazouzi sur l’intégration de l’IA à l’Université Marie et Louis Pasteur.
L’Université Marie et Louis Pasteur actrice du développement durable
L’Université Marie et Louis Pasteur s’inscrit pleinement dans une dynamique de transition, qui vise à ce que chaque action s’inscrive dans une trajectoire de transformation vers un établissement durable. Cette démarche collective s’appuie sur le schéma directeur “Développement durable et responsabilité sociétale et environnementale”, document cadre qui définit notre stratégie pour intégrer les enjeux environnementaux et sociétaux dans nos activités. Portée par la cellule TES (Transitions Environnementales et Sociétales), cette ambition se concrétise à travers nos missions historiques – formation et recherche – tout en renforçant notre ancrage territorial.
Concrètement, cet ancrage se traduit par plusieurs projets en partenariat avec les acteurs locaux. Nous avons notamment démarré une étude biodiversité sur le campus Bouloie-Temis, en collaboration avec le CROUS, SUPMICROTECH, la ville de Besançon, Grand Besançon Métropole (GBM), l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon et le lycée Ledoux. Celle-ci vise non seulement à développer la biodiversité à l’échelle globale du site, mais aussi à améliorer les conditions de travail des agents d’entretien des espaces extérieurs, et les conditions de vie universitaire sur le site. Elle donnera lieu à plusieurs événements autour de la biodiversité, notamment un festival de la biodiversité au printemps 2027 qui sera l’occasion de tisser des liens entre les lycéens, étudiants et personnels des différents établissements du site.
Une autre concrétisation du développement de notre ancrage territorial dans le cadre des TES est la mise en place d’une convention avec GBM pour financer et accompagner des activités de recherche et de formation autour de l’eau et de son assainissement. Plusieurs projets ont été retenus aux laboratoires Chrono-Environnement et UTINAM et sont en cours de maturation dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt pour un démarrage en septembre 2026. Une autre convention, en cours de construction, vise à soutenir l’innovation territoriale.
Nous avons également à cœur de contribuer au développement d’une économie circulaire et solidaire sur nos territoires. Une convention récemment conclue avec l’association Saint-Vit Informatique permet de donner une deuxième vie à nos matériels informatiques vieillissants tout en contribuant à l’insertion professionnelle locale.
Ces matériels sont remis à neuf et vendus à prix solidaire ou donnés. Cette convention permet aussi une réduction de 10 % pour nos étudiants sur le matériel reconditionné par Saint-Vit Informatique.
Enfin, un autre lien fort à nos territoires est celui de la mobilité. Ainsi, une enquête déployée sur trois sites est en cours d’analyse. Elle permettra d’identifier les besoins de la communauté universitaire pour réduire la dépendance à la voiture individuelle, notamment via la promotion du covoiturage avec l’application Mobigo de la région.
Pour suivre l’avancée de ces initiatives et découvrir nos autres actions, retrouvez notre lettre semestrielle L’EchoResponsable, qui fait le point sur l’actualité du développement durable à l’université.
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